LA GAMBIE, JAMMEY ET LA CÔTE D’IVOIRE

SEM Yaya Jammey, ex-Président de la Gambie

En 2016 a eu lieu en république islamique de Gambie, l’élection présidentielle après de longs moments d’incertitudes et de manifestations publiques de la société civile, les femmes en tête. La tenue de cette élection était certes le résultat des efforts de la population gambienne qui n’en avait que marre de son dirigeant, mais majoritairement due à une forte influence de la CEDEAO.

Au soir du 1er Décembre, la Commission Électorale a proclamé l’opposant Adama Barrow vainqueur du scrutin. Tout le monde  était préparé au contraire, mais contre toute attente, celui que l’on a surnommé, à tord ou à raison, le boucher de Banjul, le président au pouvoir depuis 22 ans, Yaya Jammey, himself, a reconnu publiquement sa défaite.

Les évangélistes de la démocratie et autres adeptes de l’alternance politique ont applaudit des pieds et des mains pour saluer ce geste historique d’un dictateur désigné régnant sur une Gambie en proie à la pauvreté extrême. C’était si beau, tellement beau pour être vrai que beaucoup n’y croiraient pas sans avoir vu. Pour convaincre ces Saint Thomas, Jammey a, devant les micros et caméras des chaînes de médias nationaux et étrangers,  appelé son rival, Adama Barrow, pour le féliciter.

Nous autres qui comprenons l’anglais gardons quelques mots de cette conversation. Ces propos d’un Jammey apparemment décontracté, le ton ironique, l’air confiant, à son successeur ont rassuré plus d’un.

En quelques heures seulement, le désormais ex homme fort de Banjul est passé du statut de boucher à celui d’agneau. On a entendu parler de démocratie, parce que Jammey s’en allait, quoi qu’il n’en avait même pas le choix.

La démocratie, c’est si beau, mais elle le serait encore plus si elle n’avait pas autant de subjectivités qui parfois en pervetissent son sens et d’apparences qui très souvent sont si trompeuses.

Le départ de Jammey était-il à lui seul un facteur de démocratie ? L’alternance (entendue comme changement de personnes est elle suffisante comme indicateur de démocratie ? Ne répondez pas !

Jammey devrait partir. Jammey à annoncé son départ, mais Jammey n’était pas encore parti quand les voix des corbeaux qui attendaient de le dévorer ont commencé à se faire entendre. Abas Jammey ! Enfermez-le !

Ayant entendu les cris trop forts, Jammey est revenu sur sa décision.

A suivre…

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Auteur·e

bela

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