LA COOPERATION AU DEVELOPPEMENT: Et si on en parlait ?

J’ai une passion énorme pour la Coopération Internationale au Développement. Mon Mémoire de Master portait sur le thème, « La Coopération Non Gouvernementale Face aux Défis du Développement Rural au Burkina Faso ». A travers ce thème, j’ai essayé de mettre en rapport l’affluence des organisations non gouvernementales au Burkina Faso et leur apport au développement rural. Le Burkina Faso est l’un des pays d’Afrique subsaharienne qui compte le plus grand nombre d’ONG sur son sol et dont le budget dépendait environ (en 2011) à 80% de l’aide publique étrangère, selon les chiffres de la Direction Générale de la Coopération (DGCOOP).

Toutefois, malgré cette présence massive, le pays est à la traîne. Mon postulat de départ était que cette contribution devrait avoir un faible impact, et s’il en était le cas, il devrait y avoir des facteurs dans ce processus qui échappent au contrôle et/ou peu maîtrisés par les dirigeants du pays.

C’était passionnant comme sujet de recherche. J’ai appris beaucoup de choses. J’ai rencontré, dans les coins reculés du pays, dans l’extrême Nord, ces paysans qu’on qualifierait aussi d’experts aux pieds nus, qui connaissaient mieux la terre que quiconque, maîtrisaient les aléas du climat et détenaient des « secrets » ou technologies qui remontent à plusieurs années qui leur permettaient de cultiver la terre pour survivre. Leurs capacités de résilience, en un mot, forcaient l’admiration.

Au fil des années et de ma carrière, je me suis cconsacré à ce domaine, formulé et/ou exécuté des projets de développement. J’ai poussé plus loin pour comprendre le jeu des acteurs impliqués dans le processus de développement international. Quels sont les acteurs ? Qui fait quoi ? Comment ? Pourquoi ? Quels sont les intérêts en jeu ? Quels rôles jouent les institutions multilatérales de développement ? Comment fonctionne le système de l’aide internationale au développement que l’éminente économiste Zambienne Dambisa Moyo qualifie « d’Aide Fatale » dans son célèbre ouvrage du même titre ?

J’ai parcouru l’Afrique dans ses cinq régions (Nord, Sud, Est, Ouest et Centre) et suis parvenu à la même conclusion. Il n’y a que les régimes qui changent dans tous ces pays, l’approche de développement, elle, reste identique. On se croirait dans un même village.

La coopération internationale fait ressortir l’impact local des politiques internationales, met en évidence la dimension transversale de certaines approches, la limite de certaines théories. Elle montre surtout le jeu des alliances, les relations qui se font et se défont au gré des intérêts des parties impliquées. Elle présente comment ce qui se décide derrière les portes du somptueux bâtiment des Nations Unies au cœur de New York affecte nos vies, et celles de nos grands parents aux tréfonds de nos villages…

On est partie de la première révolution industrielle pour être aujourd’hui à la quatrième avec ses spécificités, notamment l’actualité des secteurs de l’intelligence artificielle, de la réalité virtuelle, de la blockchain etc, que décrit le célèbre économiste Allemand, Klaus Schwab, fondateur du Forum Économique Mondial. La Coopération internationale au développement définit et régit le fonctionnement du nouvel ordre mondial et ses mécanismes de fonctionnement… Autant de sujets aussi complexes que passionnant.

J’ai décidé d’en parler ici, sur mon blog, et aussi à travers ma chaîne YouTube.

Dans les semaines qui suivent, Dieu voulant, nous allons, pour ceux qui s’y intéressent, embarquer dans une aventure qui parlera de la coopération internationale au développement.

Certaines notions seront expliquées, selon ma compréhension… Vous allez aimer ou peut-être pas, mais ce qui reste certains, vous apprendrez quelques choses.

Je vous invite donc à vous abonner à mon compte YouTube « Emile Bela » et à ma page Facebook « Emile Bela ». Suivons-nous aussi sur T

witter pour continuer la discussion: @ebelak

En attendant, prenez bien soin de vous et des autres.

#FaisonsLessentiel

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