Il l’a tué, Andréa!

Gbailly, le tueur d'Andréa aux mains de la Police

Gbailly, le tueur d’Andréa aux mains de la Police

Dans son sens originel, l’agression est une attaque non provoquée, injustifiée et brutale contre quelqu’un. Vu comme tel, l’acte d’agression paraît une exclusivité des êtres en ayant reçu les caractéristiques à leurs naissances, lesquels, en grandissant et poussés par leurs désirs de fauves développés par une société matérialiste, ils tentent d’exprimer à tout prix comme s’ils eussent un devoir moral à accomplir. Mais, au sein d’une société, quand viennent à s’effriter les liens de la famille, socle de la société, les cordes moraux des membres qui la composent s’infléchissent forcement ouvrant ainsi un boulevard sur le crime. En ce moment-là, la puissance de la faculté agressive dévolue aux âmes malades s’empare de la société dans toute sa composante faisant de chaque individu, une menace pour son semblable.

Gbailly Lekagnon a tué Andréa, d’un seul coup de couteau ! Les faits que je reproduis ci-dessous, mots pour mots, presque,  m’ont été rapporté hier matin, par Ella, la meilleure amie d’Andréa, sous l’émotion, d’où le manque de cohérence par endroits:

« Gbailly est le demi-frère d’Andréa (fils qu’a eu le père d’Andréa avec une seconde épouse). Andréa, elle a perdu tous ses autres frères et sœurs donc elle reste l’unique enfant de sa mère. Gbailly, n’habite pas à la Selmer ici, il habite, quelque part là-bas, au nouveau quartier mais il vient ici de temps en temps. Comme c’est un voleur et il fume la drogue, on l’a interdit de venir ici. Andréa nous a dit, Jeudi, sa maman est sortie vers les 13h-là, donc elle est restée seule à la maison. Vers 15h, Gbailly est venu et quand Andréa l’a vu, elle a dit toi Gbailly-là papa n’a pas dit de ne plus venir ici, tu viens faire quoi ? Il a dit à Andréa, donne-moi la clé de la chambre. C’est ça, elle a dit, je n’ai pas la clé, c’est dans ça, comme d’habitude ils se disputent mais pour plaisanter-là, elle l’a laissé et est venu s’asseoir au salon. A sa surprise, il s’est mis à la brutaliser et l’a poignardé une fois dans le ventre vers son nombril. Elle est restée couchée et vers 16h sa maman est revenue, elle a tapé à la porte comme y’avait personne pour ouvrir, elle est venue me demandé si Andréa est chez moi, j’ai dit non et elle est reparti taper encore et puis Andréa s’est débrouillé pour venir ouvrir. Quand elle a ouvert, elle est tombée dehors et puis elle a dit à sa maman, faut pas rentrer, il est dedans, il a couteau. Sa maman a crié et les gens sont venus et ils l’on prit pour l’envoyer à l’hôpital, à la clinique les Oliviers vers le nouveau quartier. Arrivé là-bas, les docteurs disent ils vont l’opérer mais ils veulent une caution de 300,000f d’abord. Donc ils ont appelé son papa au travail, quand il est arrivé, il a donné l’argent, ils ont fait les examens. Après ils disent, il faut encore 80,000f son papa dit soignez-la pendant qu’on cherche l’argent-là. Après, les médecins ont dit c’est grave qu’il faut l’envoyer au CHU. Ils l’on envoyé au CHU de Cocody, là-bas, ils ont fait les examens et après ils l’on opéré. Quand elle s’est réveillée il était vers 4h du matin, le vendredi. Elle parlait, on a causé un peu elle nous a raconté que le jeune ne l’a pas violé mais avait prit la drogue et l’a brutalisé avant de la poignarder. Elle était devenue pâle, elle était anémiée. On lui a placé une poche de sang. Après, elle dit qu’elle a froid et on l’a couvert. Un moment, elle a commencé à dormir. Moi je suis rentré vers 5h du matin, pour prendre quelques affaires et repartir le lendemain matin. On dit après elle a vomi beaucoup de sang et le médecin dit si c’est comme ça, on va l’opérer encore et il l’on mit sous anesthésie. Moi j’étais à la maison, j’entends des cris, on m’appel pour me dire Andréa est morte. Comme ça ! »

Andréa est donc décédée le Vendredi 8 Juillet à 18 ans. Elle était élève en classe de Terminale et devrait présenter l’examen du Bac débuté le Lundi 11, c’est-à-dire hier. Finalement, ça ne sera pas nécessaire puisqu’au ciel, là où elle va, elle n’en aura pas besoin…

Dans son corps frêle et innocent, on a injecté le formol qui l’a raidi, noirci et absorbé le peu de sang qui lui est resté. A l’heure qu’il est, elle ne vaut plus qu’un tas de glace rangé dans un casier de la morgue attendant d’être portée en terre le samedi prochain.

Portée par ses pairs, des anges aux ailes géantes, son âme, elle, n’aura pas attendu ce jour pour filer tout droit vers le ciel, là où attendent, des bouquets de fleurs à la main, les saints de Dieu pour l’introduire dans au paradis où lui est réservée une place de choix à la droite du Père.

Sur une de ses photos postée sur Facebook, le regard levé vers le ciel, elle a écrit : »J’ai fait ma part, dieu fera le reste« . Rassures-toi, Andy, Il le fera bien plus, bien mieux que tu ne le pensais. Il te rendra justice. Il saura consoler ta mère démolie par la douleur sans nom.

Quant à toi, saches que depuis hier, Gbailly est aux mains de la police. Il répondra de ses actes. Pardonne-lui et laisse Dieu et les hommes faire le reste. De toutes les façons, dans ton petit cœur d’Ange, il n’y a pas assez de places ni pour la colère, ni pour la haine, encore moins pour la rancune. Vas au ciel, c’est là-bas que vivent les Anges et les Saints. N’oublie pas de sortir couverte pour ne pas prendre froid. Laisse ce monde aux vampires de la race de Gbailly contre qui ceux que tu as laissé ici, ami(e)s, parents et connaissances livrent une bataille sans merci au quotidien…

Je ne pensais pas pouvoir écrire ce billet tant l’émotion était si forte depuis hier. Mais les conditions de ta mort, même incomplètes, devraient être sues pour que plusieurs autres milliers de voix partout, prient pour le repos de ton âme. De là où tu te trouves en ce moment, n’oublie pas d’intercéder pour ta mère. Elle t’aime! Nous aussi!!

 A Dieu, ANDY !

 

9 Des réflexions sur “Il l’a tué, Andréa!

    • C’est vraiment triste ça !
      Malheureusement ,la peine de mort n’existe plus parce-que ce jeune homme mérite d’être lui aussi tué.
      La jeunesse ivoirienne et la drogue, on en parle ?
      Les ivoiriens s’attardent de plus en plus sur des sujets qui n envalent pas la peine. Et c’est bien dommage.
      Le problème des hôpitaux et cliniques qui demandent des cautions avant de traiter les malades… Ça aussi on en parle ?
      Trop de choses tellement je suis énervée.
      Rip Andy que Dieu t’accueille dans son royaume…

      • Blanche, je sens et ressent ta colère justifiée.
        Mais, laissons Dieu et la justice faire leur travail.
        Contentons-nous, mortels de prier pour que ce partis trop tôt, qui nous chers reposent dans la paix éternelle.
        Merci d’être passée et à bientôt pour un autre billet.
        Amitiés,

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