A Andréa, pour la dernière fois

La mort, pour paraphraser quelqu’un, est une voleuse. Elle prend, elle garde tout ce qu’une personne est, ce qu’elle était. Et quand la mort enlève quelqu’un de si extraordinaire qu’Andréa, elle n’emporte pas que son passé avec elle, elle emporte ce qu’elle a été pour ses proches au quotidien… Chère Andréa, Aujourd’hui, on exposera ta photo sur l’espace du petit terrain de Yogougon Selmer Rue des Princes. Ta famille, tes ami(e)s et autres personnes qui ne te connaissaient même pas, mais souffrant la douleur de ta tragique disparition, chanteront, danseront et surtout couleront des larmes jusqu’à l’aube. On racontera des Lire Plus→

…pour l’avenir de nos enfants

Partir est un sacrifice, et tout sacrifice implique une part de douleur intérieure que ressent celui qui le fait. Cette atroce souffrance que ce départ engendre fait naitre une nouvelle détermination, un indéfectible dévouement et un devoir moral de poursuivre son rêve jusqu’à son aboutissement absolu. Un matin, certains sous la canicule, d’autres sous la pluie, vous avez sorti vos valises et pris le chemin de vos rêves. Le cœur étreint par la douleur de la séparation, vous avez laissé derrière vous tous ceux que vous aimez plus que tout, dans l’espérance de lendemains meilleurs. Une fois chez eux, en Europe, Lire Plus→

« Le Menuisier de Calavi »

La nature est parfois cruelle. Les prédateurs sont partout. Des êtres qui évoluent à la périphérie de l’humanité. Indifférents aux limites qu’imposent la morale et la conscience, une race sans pitié dont l’arme la plus redoutable est leur capacité à se fondre dans la masse. Aissè Bénoit Tokoumbo –ABT ou ‘’Abété’, pour les intimes, s’en ait rendu compte, mais bien trop tard… En Février dernier, lors d’une mission à Cotonou, j’étais dans une librairie pour m’acheter l’œuvre « Nos Rêves d’Afrique » de Stefanie Zweig. J’ai fais le tour de tous les rayons, sans succès puis, en sortant, presque désespéré, j’ai vu Lire Plus→

Chez les Ivoiriens

L’humour (sans exagérer et pour paraphraser Edouard Herriot ou André Malraux), c’est la dernière chose qui restera à l’Ivoirien quand il aura tout perdu ; y compris sa paix arrachée de force par une décennie de guerre, sa tranquillité arrachée par une attaque terroriste meurtrière sur une plage bondée de gens exprimant leur joie de vivre. C’est ce sens de l’humour qui a conduit à la création de ‘concepts’ qui, accompagnés de musique, une autre identité de ce peuple, devient une danse. C’est à croire que l’Ivoirien est condamné à vivre heureux tant il trouve en chaque situation une opportunité d’exprimer Lire Plus→

Lettre d’une Cuisine en colère

Cher Emile, J’ai voulu te parler face à face, mais compte tenu du degré de ma colère, je pourrais perdre mon sang froid et te gifler sur la joue droite pour faire voler en éclat tes 64 dents noirs qui pullulent dans ta vilaine bouche que tu utilises pour manger dehors là. Toutefois, moi je ne suis pas si violent que toi, oui, parce que violent il faut bien l’être pour faire subir à sa voisine de cohabitation pareille torture morale. J’ai donc résolu de t’écrire une lettre pour te dire combien j’en ai marre d’être négligée dans cette maison. Lire Plus→

Une passion partagée : La lecture

Deux, trois quatre jours sans lire ou écrire me donne la sensation d’étouffer, d’enfermer quelque chose en moi qui a besoin de s’évader à travers les mots. Oui, ça peut paraître exagéré mais croyez-moi, ça ne l’est pas du tout ! J’ai donc ouvert mon premier blog ‘Afrique Objectif Développement’ (en Avril 2011) puis à la suite du fameux concours Mondoblog de RFI dont j’en ai été lauréat, le second ‘Chroniques des Temps Nouveaux’ (en Octobre 2012). En plus de lire, j’ai écrit, parfois pour ne pas dire grand’chose mais très souvent pour dire trop de chose avec mes mots. L’expression Lire Plus→

Une pensée pour tous les pères, ces oubliés

Mon Fils, J’espère que cette lettre te parviendra, d’une façon ou d’une autre. Demain, tu naîtras. Ma vie changera. Le regard du monde sur moi aussi. Mes responsabilités s’augmenteront. J’y ferai face. C’est ce que m’a enseigné mon père, ton grand-père. Je ne vivrai plus pour moi seul. On dira de moi, c’est bon signe. Il est devenu un homme ! Je porterai donc ce titre d’homme, non sans efforts pour surmonter aux préjugés forgés par ce monde sur les hommes et dont ils en souffrent souvent. Tu sais mon fils, la société a voulu que la femme soit le sexe Lire Plus→