« L’homme qui voulait être heureux »

Laurent Gounelle

Sur les Archipels du Sud-Est de l’Asie se situe l’île d’Indonésie. Son histoire, ses plages, sa gastronomie, ses croyances spirituelles -ses atouts touristiques tout court- font de l’île l’une des destinations qui suscitent la curiosité de plusieurs visiteurs d’horizon diverses…

Bali, la capitale, tout comme l’ensemble de l’île, se caractérise par son style de vie économiquement modeste, sinon pauvre. Mais cette pauvreté des balinais et balinaises se compense par leur si grande générosité. Sauf que ce trait distinctif de ce peuple si accueillant peut finir par ennuyer le visiteur tel que raconte Julian : «A Bali, les gens sont si gentils qu’ils disent toujours oui. Vraiment. Si vous dites à une fille « je vous trouve très jolie », elle vous regardera avec un beau sourire et vous répondra : « Oui ». Et quand vous demandez votre chemin, ils sont tellement désireux de vous aider qu’il leur est insupportable de vous avouer qu’ils n’en sont pas capables. Alors, ils vous indiquent une direction, sans doute au hasard. » P.12

Julian est le héro de l’histoire racontée à travers ce magnifique Chef d’Œuvre de Laurent Gounelle paru aux éditions Anne Carrière, le 13 février 2008 sous le titre “L’homme qui voulait être heureux”.

Enseignant de profession, Julian est un homme comme vous et moi qui a ce qu’il faut pour être objectivement heureux. Cependant, sans doute parce que prisonnier de ses propres croyances, de sa perception de soi-même et de son monde extérieur, il peine à l’être. Parti pour ses vacances à Bali, il décide, peu de temps avant la fin de son séjour, de rencontrer Maître Samtyang, un guérisseur très réputé qui aurait même soigné de hauts dirigeants… Ensuite ? c’est presque tout… L’aventure que vivra Julian dans ce petit village, à quelques kilomètres d’Ubud, au Centre de l’île, transformera le reste de sa vie –la votre probablement, quand vous aurez refermé les dernières pages de cette œuvre, en attendant d’y revenir.

Ce que vous en retiendrez, ce sont les nombreux enseignements que donnent le maître au touriste à l’issue d’exercices qui servent de prétextes pour exposer ses faiblesses à différents niveaux.

…Sur ce que nous croyons de nous-même et l’influence que cela a sur notre vie, le maître fait noter que « tout ce que vous vivez a pour origine ce que vous croyez. Quand on croit quelque chose sur soi, que ce soit en positif ou en négatif, on se comporte d’une manière qui reflète cette chose. On la démontre aux autres en permanence, et même si c’était à l’origine une création de l’esprit, cela devient la réalité pour les autres, puis pour soi » p24-25. Ce qui est mis en évidence, c’est le pouvoir de la pensée et son influence sur l’individu.

Cette perception de soi, lorsqu’elle s’avère négative compromet l’influence que nous pouvons avoir sur notre entourage et entraine un effet boomerang : « Par exemple, puisque vous avez inconsciemment peur d’ennuyer vos collègues, vous allez peut-être sans vous en rendre compte parler vite, bâcler votre intervention, pour ne pas leur prendre trop de temps et ne pas les lasser. Du coup, vous n’avez aucun impact, et votre anecdote perd de son intérêt. Vous le ressentez, et vous dites : « je suis nul quand je raconte des histoires. » Par conséquent, vous devenez de plus en plus mauvais, et, immanquablement, l’un de vos collègues va reprendre la parole et embrayer sur autre chose. À la fin du repas, tout le monde aura oublié que vous avez parlé » p.26

L’incapacité à décider pour soi et à vivre en conscience et en accord avec ses valeurs intrinsèques, à vivre en équilibre, c’est à dire en faisant le bonheur des autres sans compromettre le sien, le manque d’assurance, l’hésitation, le doute, la peur d’être jugé ou d’être aimé… apparaissent comme autant de facteurs qui déterminent notre bonheur et qui doivent ainsi être maitrisés par quiconque y aspire. Autrement, l’intéressé est condamné à vivre malheureux.

A cela s’ajoute, selon le maître, la nécessité de reconnaître et de croire en l’existence de Dieu car, « les gens qui croient en Dieu et pratiquent leur religion, quelle qu’elle soit, de façon régulière, ont une espérance de vie de 29% supérieure à celle des autres… c’est la croyance qui compte, pas le comportement, même si, et les ecclésiastiques le savent bien, les rituels entretiennent la croyance… » p87 

Dans cette quête perpétuelle du bonheur, « chacun rencontre dans son existence un grand nombre d’opportunités en tout genre, certains savent les repérer et les saisir, d’autres pas. »p.90. Votre capacité à saisir les opportunités qui se présentent à vous sont quant à elles toutes aussi déterminantes que les facteurs précédents…ces extraits ne résument pas assez la trame de l’histoire mais donnent un aperçu des leçons qui attendent le lecteur.

La façon dont Maître Samtyang mettra fin à la rencontre, les sentiments avec lesquels repartira Julian, l’impact qu’aura cette rencontre sur sa vie ainsi que sa conversation avec Andy sur la plage et ce qui en découlera sont, entre autres, autant de choses qui retiendront l’attention du lecteur.

Ce que je ne vous dirais surtout pas c’est que toute cette histoire, tout ce condensé d’enseignements qui façonneront votre façon de penser, de vous re-définir et qui vous permettront tout simplement d’aborder la vie différemment, tient en 168 pages… seulement !

Soyez heureux, cela vous va si bien !

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