COMMENT JE ME SUIS RETROUVÉ FACE À UN GAY À L’HÔTEL -Fin

L’intention derrière cette histoire n’était pas simplement de la faire connaitre. On en rencontre partout et couramment. Il n’y a rien donc d’exceptionnelle, d’où son caractère éventuellement banal. Certains parmi vous, mes lecteurs, ont probablement vécu pareilles situations ou plus que ça sans en faire un scandale digne d’être à la Une du New York Time ou du Monde.

L’intention était d’abord et surtout, comme je l’ai mentionné dès le début, de me libérer des sentiments que j’éprouvais en y pensant et comme par enchantement en la partageant, j’ai reçu l’effet escompté. Mais au-delà, j’avais en arrière pensée d’apporter une sorte de réponse au jugement qui a été porté sur mon billet d’Avril 2013 et, au-delà, une réponse à ceux ou celles qui injustement me feraient passer pour homophobe du fait de mes prises de position. Je suis beaucoup de choses, peut-être, mais homophobe, je ne le suis pas; pas plus que je ne suis pas homophile non plus.

Chaque homme a ses valeurs, ses principes et son éducation qui déterminent ses choix, qui justifient ses goûts. Les miens me défendent la pratique de l’homosexualité. Ça, c’est non négociable ! Cependant, ceux-ci ne m’autorisent pas à haïr l’autre du fait de ses choix ou de ses goûts. Nous n’avons pas reçu la même éducation, n’avons pas les mêmes valeurs et ne défendons pas les mêmes principes. Nous ne saurons donc faire les mêmes choix ou aimer les mêmes choses. Ceci ne fait pas de nous, pour autant, des ennemis. C’est cela la diversité. Elle s’impose à tous aussi longtemps que nous vivrons en communauté. Et au nom de cette diversité, nous nous devons respect mutuels.

L’homophobie, de par sa définition la plus simple et résumée, c’est la HAINE de l’homosexualité et par ricochet de celui ou celle qui la pratique. La « haine » implique une propension à détester au point de vouloir du mal. Mais je n’ai jamais éprouvé de la haine, au point de vouloir qu’on élimine tous ceux qui pratiquent l’homosexualité qu’ils soient gays ou lesbiennes. Pour moi, c’est un choix et je suis conscient que ceux-ci ne se discutent pas ; pas plus que les goûts. Si moi je choisi Mélissa malgré ses deux petits pieds semblables à des baguettes à battre le tambour et que mon ami Silué choisi Aicha, ce type de femme qui vous oblige à vous relever du caniveau à son passage, où en est le problème ? On ne va pas m’en vouloir au point de me tuer pour ça. C’est mon choix ; même si lors de la discussion Grégoire a refusé d’admettre qu’être ou ne pas être homosexuel est un choix.

En pointant du doigt mon sexe −quand je vous parle d’indécence, comprenez− il m’a demandé s’il choisi de se lever en voyant une femme. J’ai voulu lui répondre que s’il se lève par instinct comme il le prétend, la décision d’aller vers cette femme, parce que guidé par ce qu’il me communique, m’appartient. C’est là que s’opère le choix. Aller ou ne pas y aller. Pourquoi aller vers une telle et pas une autre ? C’est aussi ça le choix. Autrement, mon ami Kagni ne serait pas si différent des chiens. Puisqu’il courrait après toutes celles qu’il croiserait, lui −Kagni Kandem, le bourreau des nanas, digne fils de Kandem Kusso surnommé l’homme-à-femmes par certains, le tireur d’élite par d’autres− qui se plaind toujours de douleurs au cou à force de se retourner pour contempler le postérieur plat ou fourni de chaque femme qu’il rencontre. Kagni est toujours en retard à ses rendez-vous, même à ses entretiens d’embauche, c’est pourquoi malgré tous ses diplômes et la trentaine révolue, il dort toujours dans le salon de son oncle. Kagni m’a surpris un jour en se demandant pourquoi Dieu n’a pas mis les yeux de l’homme sur sa nuque…

Voyez-vous donc, je ne suis pas homophobe, vous qui le pensez −injustement. Ce qui m’intrigue plutôt, c’est cette tendance de plus en plus partagée dans ce nouvel ordre mondial à vouloir l’ériger en valeur commune. Cette tendance fallacieuse et fantaisiste à penser que ne pas être homophile fait de vous systématiquement un homophobe. Non, c’est trop court de le penser ainsi. Aussi longtemps que ceux et celles qui la pratiquent le font en respectant mon choix comme je respecte le leur, il n’y aura aucun problème. La diversité est toujours source de richesse. Je suis d’obédience chrétienne mais j’ai déploré le fait que le Pasteur de l’église que je fréquente, nouvellement arrivé dans mon nouveau pays d’accueil, m’appelle à 6h30 du matin pour me demandé si je serais à la prière du soir. Je lui ai dis NON et que d’ailleurs, je ne fréquenterais plus sa communauté. Le salut, dit la Bible, est personnel. Il faut respecter l’intimité des gens. Ceci ne fait pas de moi pour autant un « Christianophobe », pas plus que ne fait de moi un islamophobe, le fait que je déplores le chant du Muezzin tous les matins à 4h, nous obligeants, habitants du quartier, chrétiens ou musulmans à nous réveiller à l’heure de SA prière.

La position des religions révélées comme notamment le christianisme et l’islam sur l’homosexualité est très clairement exprimée dans leurs livres Saints. Sans prétention de mieux connaître la Bible, mais parce que c’est elle que je lis le plus, je sais au moins qu’elle défend l’homosexualité qu’elle considère comme un péché au même titre que le vol, la sodomie, l’assassinat… Il n’y a pas de petits péchés, dit la Bible. C’est ce qui fonde ma position. Tout le monde, ou presque, lis la Bible mais ce qui fait la différence, c’est la compréhension qu’on a et l’interprétation qu’on fait de ce qu’on lit.

Le problème avec certaines personnes est qu’elles comprennent selon ce que leur instinct leur dicte. Or, il se trouve que notre instinct, à biens des égards, nous trompe. C’est pourquoi nous les hommes, êtres de raison, dominons sur les animaux, caractérisés par l’instinct.

Je suis tombé sur un blog où l’auteur soutien par un raccourci très ahurissant que la Bible ne défend pas l’homosexualité. Il a eu pour exemple, l’histoire grossièrement mal interprétée de Ruth et sa belle mère Naomi ainsi que celle de David etJonathan dont les premiers cités exprimaient leur amour aux seconds. Je ne ferai pas de lien par respect pour sa position quoique je pense qu’il devrait aller plus loin dans sa compréhension. L’amour dont il est question dans les deux cas n’est autre que celui que recommande Jésus aux Pharisiens, en réponse à leur question, comme étant le 2ème plus grand commandement de la loi (Matthieu 22:39). Dans l’Ancien Testament, il était écrit : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lévitique 19 :18). Mais, Dieu a vu que certains ne pouvaient aimer leur prochain parce qu’ils ne s’aimaient pas eux-mêmes, Il y est donc revenu dans le Nouveau en précisant, «…comme Je vous ai aimés» (Jean 13 :34). C’est donc l’amour fraternel ou disons dans son sens commun et non sentimental. Ce n’était pas une exhortation à coucher avec toutes les femmes ou tous les hommes ; ou que les hommes se fassent ça entre eux, les femmes entre elles, puisqu’Il nous demande de procréer, de nous multiplier pour remplir la terre et ajoute que celui qui a eu une femme a eu le bonheur. Vous voyez ? D’où vient donc que l’histoire de Ruth et Naomi est une expression de l’homosexualité alors que la Bible dit que Ruth a été récompensée d’un enfant, Obed, de son mariage avec Boaz, lequel engendra Isai pere de David, Roi d’Israël (Ruth 4:1-22). Depuis quand, deux femmes ou deux hommes peuvent aller ensemble pour donner un enfant ?

Avec mes mots et à travers cette histoire de Grégoire, vraie et non exagérée en aucune partie que ce soit sauf peut-être le ton comique que j’y ai ajouté pour détendre le lecteur et tous les personnages qui ne sont qu’imaginaires, il était important pour moi d’afficher ma position sur l’homophobie.

Que les homophiles se sentent à l’aise quand nous nous rencontrerons. Qu’ils ne me blâment pas parce que je ne leur en veux pas non plus tant qu’ils ne le font que pour eux, pour eux seuls sans m’y inviter. Je ne vous juge pas pour vos choix. Je serais d’ailleurs curieux de vous entendre me raconter une de vos randonnées entre amoureux tout comme je ne me ferais pas prier pour vous raconter la mienne avec Mélissa, le jour où elle accepterait de me donner bien plus qu’un malheureux baiser sur la jour gauche, pas même droite, après que j’ai vidé ma poche pour lui acheter un gigantesque poulet braisé pour ensuite retourner triste, fauché, les épaules rentrées, la tête baissée comme un cocu, dans ma chambre. Vous êtes homosexuels −gays ou lesbiennes. C’est tant mieux, tant que vous y voyez la jouissance de vos droits et l’expression de votre liberté et que cela vous va bien. Moi, je suis heterosexuel et croyez-moi, ça me plaît très bien aussi, à part que parfois elles me rendent la vie trop dure, les femmes.

Mon ami Bodigain m’a dit un jour qu’il est plus facile pour un Général de gagner une guerre que de conquérir le cœur d’une femme. Je crois qu’il n’a pas tord. Il y a trop de stratégies en jeu. Malheureusement, je n’en connais qu’une seule. Après mon poulet, je demande « comme on a fini, tu dis quoi ? On va chez moi ou chez toi ?» Elles me répondent toujours va te faire foutre ! La dernière fois, j’ai failli gifler une avec l’os du poulet resté dans l’assiette quand elle m’a dit ça. Malgré ça, je les préfère à Grégoire PUTAIN.

FIN !

6 Des réflexions sur “COMMENT JE ME SUIS RETROUVÉ FACE À UN GAY À L’HÔTEL -Fin

  1. Eh mon frère Emile merci pour ton post. Très interessant et marrant à la fois. J’ai moi aussi été traitée d’homophobe uniquement parce que j’ai affirmé être contre l’adoption d’enfants par les couples homosexuels.

  2. Je me permets d’ajouter mon grain de sel à ce magnifique article.

    L’homosexualite (j’ai interrogé deux trois personnes à ce sujet) n’est pas un choix,un peu comme personne ne choisit d’être gaucher.

    Autre chose,prendre la bible comme un des éléments cardinaux de ton argumentaire me semble incohérent alors que tu invoquais plus haut ton ancrage dans la culture et les traditions africaines.
    Eclaires moi, ZACHARIE, JONAS , LUC ,ils étaient baoulé?

    Enfin bref, je crois avoir tout de même compris ta position de NI-NI.
    JE te conseille en passant le blog

    rectoverso.mondoblog.org

    • Dire que l’homosexualité n’est pas un choix est court comme argument! Il faut bien une raison pour justifier la pratique, celle-ci en est une sauf qu’elle est simplement médiocre. L’exemple choisi est abhorrant. En grandissant, l’enfant se sent mieux avec son côté gauche (main, pied) il ne choisi donc pas. La sexualité se développe et se pratique à l’âge adulte, l’enfant aura donc eu le temps de grandir et de se faire une idée assez précise du sexe et de la sexualité. Il choisi donc soit d’aller avec un homme ou une femme…

      Pour les exemples de la bible, je me demande jusqu’où tu as l’as lu parce que sinon, tu aurais eu le temps de comprendre autre chose qu’un exemple qui n’en n’est pas un.

      Le blog de recto verso, je le connais très bien donc pas besoin de me le conseiller….

      Merci d’être passé quand même et désolé de te répondre si tard 😉

  3. J’aurai transpiré à votre place.sage décision de ne pas violenté cette personne… Encore une fois l’éducation que nous recevons dans l’enfance nous permet de réagir correctement à certaines situations de la vie…

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