Il était une fois Accra…

Crédit Photo: Togoportail.net

Dire que dans Sept jours, ma valise en main, je prendrai la direction de l’Aéroport International d’Accra après un séjour professionnel d’un an pour la Côte d’Ivoire où m’attendent famille et amis est un non évènement. Ceci pour la simple raison que mon contrat terminé, je n’ai plus qu’à retourner chez moi. Mais surtout parce que toutes ces Ghanéennes trop moches et que d’ailleurs je n’aime même pas ayant toutes refusé mes avances, alors que j’en draguais au moins 32 entre le 25 et le 10 du mois juste le temps que finisse mon salaire que je percevais dans une enveloppe Khaki petit format et que prenne fin mon zèle de Gabonais à Accra, je n’ai plus qu’à quitter ce pays de poisse pour moi. Quitter parmi ces Ghanéennes escrocs qui m’ont sucé jusqu’à la moelle sans même avoir pitié de moi pour me donner un coup, juste un seul. Pauvre Emile! Pourquoi ne pas partir alors retrouver Mélissa, ma Melissa que je conquis grâce à Mondoblog. Elle au moins même si elle n’est pas intelligente, elle est vraiment belle, comme une Sénégalaise je veux dire, et en plus elle connait ma valeur. Moi, le beau gosse, teint noir chocolat, taille fine rônier, Cheveux noir crépis, dent couleur neige…moi le garçon cinq étoiles que ces filles Ghanéennes sans styles ont ruiné à Accra. Allez-y vous faire foutre ailleurs ! Pauvres Ghanéennes qui ignorez Don Juan pour vous rabaisser devant de minables Ghanéens aux styles nauséabondes et aux habillements aussi nuls que ceux des rebels touareg au Nord Mali ! Je n’ai rien à faire avec vous ! D’ailleurs, je vous flattais quand je disais que je vous aime… M’imaginer tomber amoureuse d’une Ghanéenne !? Jamais!

Dire que dans seulement sept jours je pars à Abidjan, c’est autant un non évènement qu’annoncer qu’après une visite au Cameroun, c’est-à-dire à l’étranger, Paul Biya reprend sa valise pour retourner en Suisse, chez lui ; je veux dire d’où il réside pour gouverner en ligne le Cameroun. Cette forme de gouvernance, la e-gouvernance, dans laquelle le Cameroun excelle bien et qui, pour l’intégration africaine, devrait faire du Cameroun un pays où les homologues Chefs d’Etats Africains de ces Temps Nouveaux aussi bien que les Etudiants Africains en Sciences Politiques devraient se rendre pour apprendre et mieux maîtriser les fondements et pratiques de la gouvernance 2.0.

Mais les africains ont ceci de particulier qu’ils n’aiment pas ce qui vient de chez eux ; ils importent tout, aiment ce qui vient de l’Europe, sinon comment comprendre qu’Alassane Ouattara passe son weekend à Paris alors que Yaoundé, c’est juste à côté ? En plus les Camerounais, dit-on, sont aussi accueillant que les burkinabè et que Yaoundé serait une ville chic, mais où l’eau potable serait un luxe pour le Camerounais moyen comme l’électricité pour le Guinéen « supérieur ». Tant pis pour le Guinéen moyen, une lampe tempête ferait l’affaire là où celui de la basse classe devra se débrouiller avec la torche de son téléphone portable, si seulement il peut s’en offrir…

Tout ceci ne constitue donc pas un évènement, du moins pas comme si je rappelais que dans 3 jours c’est-à-dire dans seulement 72heures les Ghanéens se rendront aux urnes pour choisir entre John Mahama et Nana ADDO –les deux favoris des 8 candidats- celui qui présidera à leur destiné pour les quatre années à venir. Ceci peut retenir votre attention. C’est normal ! Et pour plusieurs raisons. Retenons-en deux :

  1. Ces élections détermineront la position du Ghana dans le classement des pays pauvres établit par la Banque Mondiale basé sur leur économie. Le Ghana est aujourd’hui classé parmi les pays pauvres à revenues intermédiaires avec un taux de croissance annuel de 8%. Selon les prévisions nationales, si ce taux est maintenu, le Ghana serait un pays à revenue moyen. La condition réside dans des élections crédibles et transparentes gages d’une stabilité politique afin de rehausser le niveau de l’économie par l’accroissement des investissements étrangers et la mobilisation des ressources internes.
  2.  Ces élections confirmeront sa première place en matière de démocratie en Afrique de l’Ouest et consolideront cette démocratie ou alors l’effriteront. Une analyse plus proches de l’atmosphère de campagne peut permettre de prédire une période post-électorale plus paisible ; mais avec un peu de réserve et en considérant les propos de certains candidats il y a de quoi être gagné par la peur à trois jours du rendez-vous aux urnes. C’est d’ailleurs fort de ceci que les principaux acteurs de la vie politiques ont signé l’accord de de Koumassi ou Kumassi agreement en Novembre dernier, lequel accord oblige les principaux candidats à accepter les résultats des urnes et n’être auteur d’aucun acte de violence poste électoral.

Sans parti pris, retenons les mises en gardes de Nana ADDO s’adressant à Mahama contre «le syndrôme Gbagbo » c’est-à-dire s’accrocher au pouvoir en ayant perdu les élections. Paradoxalement, l’une de ses expressions –Nana– qui aura été interprétée  par l’opinion publique comme un va-en-guerre est « All Die Be Die » lisez « ol dai bi dai » littéralement « toute mort est une mort ». Ceci pour dire « je suis prêt à tout ». A Abidjan on dirait « çà passe ou çà casse ». Cette expression fait rappeler ce slogan d’avant élection des partisans de Gbagbo « On gagne ou on gagne » plutôt qu’« on gagne ou on perd » et qui aura été largement critiqué. La suite, on l’a connu.

Quand à tout ceci s’ajoute le fait que Nana a été au second tour des élections de 2008 qu’il a estimé avoir remporté, et qu’au-delà il est à sa dernière chance parce que frappé par la limite d’âge (68 ans), il y a de quoi donner sens à ces propos.

Mais s’il y a une chose assez merveilleuse à reconnaître aux Ghanéens en général, c’est leur discipline, leur unité, leur patriotisme, leur amour exprimé pour le Ghana pour lequel ils démontrent un orgueil digne de celui d’un ivoirien en Côte d’Ivoire même vivant dans la terreur dans son propre pays. Si un ivoirien vous dit « Abidjan est le plus doux au moins », il veut simplement vous faire croire qu’en dehors d’Abidjan, vous vivez tout sauf le bonheur. Si ce n’est un patriotisme emprunt d’orgueil, çà y ressemble beaucoup !

Aurevoir, Accra !

6 Des réflexions sur “Il était une fois Accra…

  1. Vient tu vas me montrer ta Mélissa là!
    Tu écris bien et c’est déjà bon. Et en plus tu as de l’humour, ça également est très bon!
    Maintenant quant à tes échecs avec les femmes, vient à mon école pour l’art de la séduction! Lol! Bien à toi et bon retour au pays!

    • Ahahahah mon Frère Bléou, pour voir Mélissa il faut se lever très tôt…
      J’ai hâte de te retrouver pour prendre les cours accélérés de séduction.
      Quand ce serait finit, je viens ici à A Accra pour tout faire…loool
      Merci pour ton Passage Frangin
      Amicalement

  2. Encore un texte qui a su me redonner le sourire après une journée de dur labeur. Je kiffe cet article et j’adore quand tu abordes tes articles de cette manière. C’est facile à lire,ça arrache le sourire et on en redemande encore après avoir lu.

    Merci à toi!!!! Mais qui est cette Mélissa là même oh? J’espère que ce ne sera pas comme la femme à Colombo!

  3. Enfin , je peux retenir au moins que mon fils a choisi ma belle fille. Très bien et je suis certain qu’elle est de mon goût car tel père tel fils ! Welcome back dear son.I am pround of you for ever ……….

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